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#1 21-08-2008 20:26:20
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Formation à Linux (3)
Deux méthodes
La version XFree86 packagée dans la Woody est la 4.1.0, et la version de Gnome est la 1.4. Si vous avez une bonne
connexion Internet, vous avez la possibilité d’installer de passer en sid et de bénéficier de XFree 4.2.1 et Gnome 2.2.
Note : Si vous avez une carte graphique très récente, il pourrait qu’elle ne soit supportée que par XFree 4.2.1.
Je vous propose donc de choisir une des deux méthodes suivantes :
• Méthode Sid pour ceux qui ont une connexion Internet haut-débit type ADSL ou câble (si vous n’avez qu’un simple
modem, les temps de téléchargement risquent d’être beaucoup trop longs). Cela vous permettra de bénéficier des
avantages d’une version plus récentre d’XFree, d’avoir un bureau plus joli et un certain nombre d’applications qui seront
plus récentes (Mozilla notamment) ;
• Méthode Woody pour ceux qui n’ont pas de connexion Internet rapide. Vous devrez vous contenter des programmes
packagés dans la Woody ; ils ne sont pas toujours très récents, mais ils conviennent très bien à une utilisation normale.
Se renseigner sur votre carte graphique
La première étapez consiste à se renseigner sur votre carte graphique. Si vous connaissez le modèle exact de votre carte
graphique, vous pouvez passer au paragraphe suivant. Sinon, il va falloir partir aux renseignements pour connaître le
modèle exact de votre carte graphique. Vous avez trois sources d’informations :
• la documentation et/ou la facture de votre ordinateur,
• la commande lspci sous Linux, qui liste les périphériques PCI et AGP. Vous devez avoir un paragraphe qui commence
par "VGA compatible controller", et à la suite le nom du modèle de votre carte graphique.
• si vous avez encore un Windows installé sur votre ordinateur, regardez dans le Gestionnaire de périphériques, dans la
section Carte Graphique, pour avoir le nom de votre carte.
Comprendre l’accélération 3D sous X
Trois cas se présentent :
• votre carte graphique ne possède pas d’accélération 3D matérielle : vous n’êtes pas concerné par ce paragraphe !
124Chapitre 32. Installer le serveur graphique
• vous avez une carte graphique possédant une puce de marque 3Dfx, ATI, Intel i810, Matrox ou SiS : pour tirer parti de
leur accélération 3D matérielle, vous devez utiliser le DRM (Direct Rendering Manager) et le DRI (Direct Rendering
Infrastructure). DRM est un module du noyau que vous avez dû activer avec en plus une option spécifique à votre type
de carte (cf Character devices) ; et vous avez dû écrire un fichier /etc/modutils/video pour que le module s’insère
comme il faut (cf La carte graphique). DRI est un module d’XFree qu’il faudra activer lors de la configuration du
serveur X.
• vous avez une carte nVidia TNT / TNT 2 / GeForce 1 2 3 ou 4 / nForce. Vous avez alors le choix entre deux drivers : le
driver OpenSource inclus dans XFree, et le driver propriétaire de nVidia. Le driver OpenSource marche très bien mais ne
tire pas parti de l’accélération matérielle 3D de la carte, alors que le driver propriétaire sait en tirer parti. Le driver
OpenSource ne supporte généralement pas les tous derniers modèles de cartes nVidia.
Installer et configurer un serveur X
Installer les packages
Installation et début de configuration des packages
Installez les packages nécessaires :
# apt-get install x-window-system-core
Il vous pose alors des questions de configuration :
1. Gérer les droits de lancement du serveur X avec debconf ? ; répondez Oui.
2. Gérer la configuration du serveur XFree86 4.x avec debconf ? ; répondez Non.
Installer le driver propriétaire nVidia
Si vous souhaitez installer le driver propriétaire nVidia, allez sur le site web de nVidia (http://www.nvidia.com) et cliquez
sur Download Drivers, puis sur Linux and FreeBSD Drivers, et enfin sur la dernière version des drivers de la section Linux
IA32. Vous arriverez alors sur la page des drivers Linux : téléchargez le fichier NVIDIA-Linux-x86-version.run (tout
cela peut même se faire avec w3m en console).
Déplacez le fichier que vous venez de télécharger dans le répertoire /usr/local/src puis lançez l’installation :
• Si vous suivez la méthode Woody :
# sh /usr/local/src/NVIDIA-Linux-x86-version.run
• Si vous suivez la méthode Sid, alors le compilateur par défaut est plus récent que celui que vous avez utilisé pour
compiler votre noyau. Il faut donc dire à l’installeur du driver nVidia de ne pas s’affoler :
# export IGNORE_CC_MISMATCH=yes
# sh /usr/local/src/NVIDIA-Linux-x86-version.run
Une interface en mode texte s’affiche alors. Après avoir accepté la licence propriétaire des drivers, il dit qu’il ne trouve pas
de driver précompilé et propose d’en télécharger un depuis le serveur FTP de nVidia : répondez Non (ils ne font pas de
packages Debian pour le driver). Il vous informe ensuite que l’installeur va compiler une nouvelle interface noyau : faites
OK... et si tout se passe bien, il dit ensuite : Installation of the NVIDIA Accelerated Graphics Driver for Linux-x86 is now
complete ! Faites OK pour quitter l’installeur.
125Chapitre 32. Installer le serveur graphique
Pour que le module se charge automatiquement au lancement du serveur graphique, créez un fichier
/etc/modutils/nvidia contenant :
alias /dev/nvidia* nvidia
alias char-major-195 nvidia
puis exécutez :
# update-modules
Note : A chaque changement de noyau, vous devrez réexécuter sh /usr/local/src/NVIDIA-Linux-x86-version.run.
Autorisez l’utilisateur toto à tirer parti de l’accélération matérielle de la carte :
# adduser toto video
Configurer le serveur X avec debconf
Vous allez maintenant configurer le serveur X avec debconf : il va vous poser une série de questions puis générer le fichier
de configuration de XFree /etc/X11/XF86Config-4 :
# dpkg-reconfigure xserver-xfree86
A la question Gérer la configuration du serveur XFree86 4.x avec debconf ? répondez Oui cette fois.
La carte graphique
1. Il commence par vous demander de sélectionner le pilote de votre carte graphique. C’est là où il ne faut pas se tromper
! Choisissez le driver supportant votre carte graphique dans la liste qu’il vous propose. Ce n’est pas toujours évident...
En fait, chaque driver supporte plusieurs modèles de cartes graphiques, et le nom du driver est généralement le nom du
constructeur de la puce graphique, ou un mix entre le nom du constructeur de la puce et le nom du modèle de la carte.
Par exemple :
• si vous avez une carte nVidia et que vous voulez utiliser le driver OpenSource, sélectionnez nv,
• si vous avez une carte nVidia et que vous voulez utiliser le driver propriétaire, sélectionnez nvidia,
• si vous avez une carte ATI et que vous avez installé la dernière version d’XFree, sélectionnez ati,
• si vous avez une carte ATI et que vous avez installé la version d’XFree de la Woody, il y a plusieurs drivers
possibles selon votre modèle (r128 pour les Rage 128, radeon pour les Radeons, ati ou atimisc pour les autres).
Note : Si vous avez une carte graphique non supportée par XFree ou que vous ne trouvez pas le driver qui
correspond à votre carte graphique, sélectionnez le driver vesa : il marche avec quasiment toutes les cartes vidéo.
2. Ensuite, il vous demande un identifiant : on écrit généralement le nom de sa carte graphique.
3. Entrez l’identifiant du bus de la carte vidéo : si vous n’avez qu’une seule carte vidéo, vous pouvez laisser le champ
vide.
4. Entrez la quantité de mémoire que va utiliser votre carte vidéo : elle est normalement détectée automatiquement, vous
pouvez laisser le champ vide.
126Chapitre 32. Installer le serveur graphique
5. Utiliser l’interface framebuffer du noyau ? : répondez Non.
Le clavier
1. Choisir l’ensemble XKB à utiliser : rentrez xfree86.
2. Veuillez choisir votre type de clavier : en fonction du nombre de touches que vous avez, choisissez pc102 (clavier
standard) ou pc105 (clavier standard avec les trois touches Windows en plus).
3. Choisir la disposition de votre clavier : rentrez fr si vous avez un clavier français.
4. Sélectionner la variante de votre clavier : laissez le champ vide.
5. Sélectionner les options de votre clavier : laissez le champ vide également.
La souris
1. Indiquez le port de branchement de votre souris :
• /dev/psaux pour une souris sur le port PS/2 (les trackpoints et les touchpads des ordinateurs portables sont
généralement raccordés à ce port),
• /dev/input/mice pour une souris sur port USB,
• /dev/ttyS0 pour une souris sur le premier port série,
• /dev/ttyS1 pour une souris sur le second port série,
2. Ensuite il vous demande de sélectionner le protocole de la souris. Choisissez :
• PS/2 si vous avez une souris de base,
• ImPS/2 si vous avez une souris un peu plus perfectionnée.
3. Emuler une souris 3 boutons ? Si vous avez une souris 2 boutons, répondez Oui ; si vous avez une souris avec 3
boutons ou plus, répondez Non.
4. Activer le défilement avec la roulette ? Si vous avez une souris avec roulette, répondez Oui.
L’écran
1. Commencez par entrer un identifiant pour votre moniteur.
2. Votre moniteur est-il de type LCD ? Répondez Oui si vous avez un écran plat ou un ordinateur portable, et Non si vous
avez un écran classique.
3. Ensuite viennnent les questions sur les réglages de l’écran. Si vous ne connaissez pas les spécifications techniques de
votre écran, choisissez le mode Simple. Si vous choisissez le mode Expert, il faut connaître précisement les
caractéristiques de votre écran et notamment les fréquences de rafraîchissement verticales et horizontales (c’est
normalement écrit dans le manuel de votre écran).
4. Choisissez les modes vidéo que vous désirez utiliser pour le serveur X : cochez toutes les résolutions supportées par
votre écran ; il choisira la meilleur résolution possible parmi les résolutions sélectionnées (donc a priori la plus élevées
de celles que vous avez sélectionnées).
5. Choisissez la profondeur de couleur par défaut : sauf si vous avez une vieille carte graphique avec une mémoire vidéo
limitée, sélectionnez 24 bits.
127Chapitre 32. Installer le serveur graphique
Les modules
1. Sélectionnez les modules du serveur XFree86 chargés par défaut : ne modifiez pas la liste, sauf pour trois modules
importants qui doivent être chargés ou pas selon les cas (ils concernent tous l’accélération 3D) :
Tableau 32-1. Les modules XFree pour la 3D
Type de module \ Nom
du module
dri glx GLcore
Driver nVidia propriétaire non oui non
Driver nVidia OpenSource non oui non
Cartes 3D avec DRI/DRM oui oui oui
Autres cartes non non non
2. Mettre une section "Files" de référence dans la configuration ? : répondez Oui.
3. Mettre une section "DRI" de référence dans la configuration ? : répondez Oui si vous comptez utiliser le DRI.
Fin...
Une fois que debconf a fini sa série de questions, il génère le fichier de configuration du serveur graphique
/etc/X11/XF86Config-4.
Recommencer ?
Si vous vous êtes trompé dans la configuration, vous pouvez recommencer en reconfigurant le package xserver-xfree86 :
# dpkg-reconfigure xserver-xfree86
Lancer le serveur X
Pour que le serveur X puisse se lancer, il faut avoir un bureau, ou au minimum un gestionnaire de fenêtre.
Installer le bureau et le gestionnaire de fenêtre
Note : Même si cela peut surprendre, cette étape est la même, que vous suiviez la méthode Woody ou la méthode Sid.
Installez le bureau Gnome et le gestionnaire de fenêtre Sawfish :
• Méthode Woody :
# apt-get install gnome-session nautilus gnome-control-center gnome-applets sawfish-gnome
• Méthode Sid :
# apt-get install gnome-session nautilus gnome-control-center gnome-applets gnome-icon-theme
sawfish-gnome
128Chapitre 32. Installer le serveur graphique
Il y a beaucoup de dépendances : il va installer une soixantaine de packages supplémentaires.
Il faut ensuite spécifier que vous voulez utiliser Gnome comme environnement graphique. Pour cela, en tant que simple
utilisateur, créez dans votre home un fichier .xsession contenant la commande gnome-session :
% echo "gnome-session" > ~/.xsession
start X !
Maintenant que tout est prêt, vous allez pouvoir lancer le serveur X en tant que simple utilisateur (on ne lance jamais un
server graphique en root) avec la commande suivante :
% startx
Résultat...
Il y a trois scénarios possibles :
• votre serveur X plante.
• le serveur X se lance, et vous arrivez dans un beau bureau Gnome... mais la souris devient folle dès que vous la bougez.
Pour fermer le serveur graphique, utilisez la combinaison de touches Ctrl-Alt-Backspace.
• le serveur X se lance, et vous arrivez dans un beau bureau Gnome avec une souris qui bouge normalement... VICTOIRE
! Vous pouvez passer directement au chapitre suivant Le bureau Gnome si vous êtes pressé.
Note : Si vous suivez la méthode Sid, il vous affiche un message Il y a eu une erreur au démarrage de l’écran de
veille : cochez Ne plus afficher ce message et validez. [TODO : à vérifier]
Le fichier de log
A chaque lancement ou tentative de lancement du serveur X, celui-ci produit un fichier de log
/var/log/XFree86.0.log qui contient tous les messages qui ont défilé très vite sur votre écran quand vous avez lancé
le serveur graphique et que vous n’avez pas pu lire.
Ce fichier va vous permettre de comprendre les problèmes de votre serveur X et éventuellement de vérifier qu’il marche de
façon optimale. Il faut donc en particulier consulter attentivement ce fichier après chaque plantage.
Editez /var/log/XFree86.0.log. Après les messages au début du fichier, vous trouvez des lignes qui commencent par
des sigles qui ont leur importance :
• (**) informe de quelque chose lu dans le fichier de configuration,
• (=
informe d’un paramètre mis par défaut,
• (II) correspond à un message d’information,
• (WW) correspond à un avertissement,
• (EE) correspond à une erreur.
Vous devez donc vous concentrer tout particulièrement sur les lignes qui commencent par (WW) ou (EE) et essayer de
comprendre l’origine du problème. C’est généralement la configuration de la souris ou de la carte graphique qui pose
129Chapitre 32. Installer le serveur graphique
problème. Il ne faut pas trop se préoccuper des messages d’avertissement qui concernent les polices (en anglais fonts) et
l’APM, il ne sont jamais à l’origine de plantages ou de problèmes avec la souris !
Reconfigurer si nécessaire
Une fois que vous avez une petite idée de la cause du mauvais fonctionnement du serveur X, relancez la procédure de
configuration :
# dpkg-reconfigure xserver-xfree86
Note : Si vous avez un serveur X qui marche mais une souris folle dès que vous la bougez, vous n’aurez probablement
qu’à changer le protocole de la souris.
Puis testez de nouveau le fonctionnement du serveur X :
% startx
Si vous ne parvenez pas à faire marcher votre serveur graphique après plusieurs tentatives infructueuses de lancement et
reconfiguration, lisez attentivement la section suivante...
Peaufiner la configuration du serveur X
La configuration du serveur X est contenue dans le fichier /etc/X11/XF86Config-4. Vous pouvez éditer ce fichier pour
modifier à la main la configuration de votre serveur X.
Les sections
Le fichier est divisé en plusieurs sections, qui ont des liens entre-elles :
Figure 32-1. Liens entre les sections
Les liens entre les sections sont assurés par des identifiants appelés Identifier. Si vous modifiez un Identifier, n’oubliez pas
de le modifier à deux endroits : là où il est défini et là où il est appelé (cf les liens sur le schéma précédent) !
Il existe aussi des sections indépendantes des autres :
130Chapitre 32. Installer le serveur graphique
• une section Files qui contient les chemins des polices de caractères,
• une section optionnelle ServerFlags qui peut contenir un certain nombre d’options,
• une section Module qui contient la liste des modules à charger,
• une section DRI qui contient les permissions pour l’utilisation du DRI (Direct Rendering Infrastructure).
Nous vous précisons ci-dessous les paramètres importants dans chaque partie, en suivant l’ordre du fichier :
Les polices de caractères
La section Files contient les chemins vers les polices de caractères. Supprimez la ligne correspondant au serveur de polices
local ainsi que la ligne correspondant aux polices de l’alphabet cyrillic (nous n’avons pas installé les packages
correspondants, car nous n’en avons pas besoin). Pour avoir par défaut des polices de 75dpi plutôt que des polices de
100dpi (100dpi est un peu trop gros à mon goût...), mettez les lignes contenant 75dpi avant les lignes contenant 100dpi. La
section devient alors :
Section "Files"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/misc"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/75dpi/:unscaled"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/100dpi/:unscaled"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/Type1"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/Speedo"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/75dpi"
FontPath "/usr/lib/X11/fonts/100dpi"
EndSection
Les modules
Normalement, si vous avez suivi mes consignes lors de la configuration avec debconf , vous n’avez pas besoin de modifier
la section Modules.
Le clavier
• L’option XkbLayout permet de préciser la nationalité du clavier (français, américain, etc...).
• L’option XkbModel fixe le nombre de touches du clavier (pc102, pc104,...).
Section "InputDevice"
Identifier "Generic Keyboard"
Driver "keyboard"
Option "CoreKeyboard"
Option "XkbRules" "xfree86"
Option "XkbModel" "pc105"
Option "XkbLayout" "fr"
EndSection
La souris
Debconf génère deux sections pour la souris :
• une première section dont l’identifiant est Configured Mouse et qui a une option CorePointer qui désigne la souris
principale ;
131Chapitre 32. Installer le serveur graphique
• une deuxième section dont l’identifiant est Generic Mouse et qui a une option SendCoreEvents qui désigne une souris
d’appoint (par exemple une souris externe sur un ordinateur portable).
Note : Dans le cas où les deux souris sont utilisées en même temps, les mouvements s’additionnent.
Si vous n’avez qu’une seule souris, supprimez la section dont l’identifiant est Generic Mouse et supprimez également la
ligne correspondante dans la section ServerLayout.
• L’option Device définit le périphérique correspondant à la souris.
• L’option Protocol définit le langage parlé par la souris.
• L’option Emulate3Buttons doit être activée si vous avez une souris 2 boutons et que vous voulez pouvoir faire du
copier-coller sous X quand même (ce sera expliqué au chapitre Les bases de Linux en mode graphique).
• L’option ZAxisMapping doit être réglée à "4 5" pour faire marcher la roulette si votre souris en as une.
Cela donne par exemple :
• pour la souris principale :
Section "InputDevice"
Identifier "Configured Mouse"
Driver "mouse"
Option "CorePointer"
Option "Device" "/dev/psaux"
Option "Protocol" "imps/2"
# Décommentez la ligne suivante si vous avez une souris 2 boutons
# Option "Emulate3Buttons" "true"
# Décommentez la ligne suivante si vous avez une roulette
# Option "ZAxisMapping" "4 5"
EndSection
• pour la souris d’appoint éventuelle :
Section "InputDevice"
Identifier "Generic Mouse"
Driver "mouse"
Option "SendCoreEvents" "true"
Option "Device" "/dev/input/mice"
Option "Protocol" "imps/2"
# Décommentez la ligne suivante si vous avez une souris 2 boutons
# Option "Emulate3Buttons" "true"
# Décommentez la ligne suivante si vous avez une roulette
# Option "ZAxisMapping" "4 5"
EndSection
La carte graphique
• Le paramètre Driver fixe le pilote utilisé par le serveur X pour votre carte graphique. Le nom du driver correspond
exactement à la liste présente dans debconf à l’étape de sélection du driver de la carte graphique. Vous trouverez des
informations intéressantes à ce sujet dans le répertoire /usr/share/doc/xserver-xfree86.
Section "Device"
132Chapitre 32. Installer le serveur graphique
Identifier "Generic Video Card"
Driver "nvidia"
EndSection
L’écran
• Le paramètre HorizSync précise la plage des fréquences de synchronisation horizontale en kHz.
• Le paramètre VertRefresh précise la plage des fréquences de rafraîchissement verticale en Hz.
• L’option DPMS active l’option d’économie d’énergie si vous avez un écran qui supporte la norme DPMS.
Toutes ces informations techniques sont normalement écrites dans le manuel de l’écran.
Section "Monitor"
Identifier "Generic Monitor"
HorizSync 28-50
VertRefresh 43-75
Option "DPMS"
EndSection
La résolution
• Le paramètre Device assure le lien avec la section concernant la carte graphique : il doit être exactement identique aux
paramètres Identifier de la section Device.
• Le paramètre Monitor assure le lien avec la section concernant l’écran : il doit être exactement identique au paramètres
Identifier de la section Monitor.
• Le paramètre DefaultDepth définit sur combien de bits sont codées les couleurs (1 bit = noir et blanc, 8 bits = 256
couleurs, 16 bits = 65536 couleurs, 24 bits = 16 millions). Elle renvoie à une des sous sections suivantes.
Il y a ensuite un certain nombre de sous-sections. Seule la section dont le paramètre Depth est égale au paramètre
DefaultDepth est prise en compte par le serveur X.
Les paramètres des sous-sections sont les suivants :
• Le paramètre Depth définit sur combien de bits sont codées les couleurs.
• Le paramètre Modes définit une liste de résolutions de l’écran. Le Serveur X va choisir la plus haute résolution possible
dans la liste.
Section "Screen"
Identifier "Default Screen"
Device "Generic Video Card"
Monitor "Generic Monitor"
DefaultDepth 24
SubSection "Display"
Depth 1
Modes "1024x768" "800x600" "640x480"
EndSubSection
SubSection "Display"
Depth 8
Modes "1024x768" "800x600" "640x480"
EndSubSection
SubSection "Display"
Depth 16
133Chapitre 32. Installer le serveur graphique
Modes "1024x768" "800x600" "640x480"
EndSubSection
SubSection "Display"
Depth 24
Modes "1024x768" "800x600" "640x480"
EndSubSection
EndSection
La section ServerLayout
Elle sert principalement à assurer le lien avec d’autres sections :
• Le paramètre Screen assure le lien avec la section concernant la résolution : il doit être exactement identique au
paramètres Identifier de la section Screen.
• Le paramètre InputDevice assure le lien avec le clavier et la souris : il doit donc être présent deux fois.
• On peut éventuellement rajouter le paramètre OffTime qui fixe le nombre de minutes d’inactivité au bout duquel un
écran DPMS se met en mode d’économie d’énergie. Pour que ça marche, il faut également avoir activé l’option DPMS
dans la section Monitor.
Cela donne par exemple :
• si vous n’avez qu’une seule souris :
Section "ServerLayout"
Identifier "Default Layout"
Screen "Default Screen"
InputDevice "Generic Keyboard"
InputDevice "Configured Mouse"
Option "OffTime" "20"
EndSection
• si vous avez une souris principale et une souris d’appoint :
Section "ServerLayout"
Identifier "Default Layout"
Screen "Default Screen"
InputDevice "Generic Keyboard"
InputDevice "Configured Mouse"
InputDevice "Generic Mouse"
Option "OffTime" "20"
EndSection
Cordialement
L'équipe Parisdepannage.fr
Hors ligne
#2 21-08-2008 20:26:28
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Re: Formation à Linux (3)
La section DRI
Cette section permet de fixer les permissions pour l’utilisation du DRI. Si vous n’utilisez pas le DRI (parce que vous avez
une carte nVidia par exemple), alors ne mettez pas cette section dans votre fichier de configuration. Avec la section
d’exemple ci-dessous, vous donnez le droit d’utiliser DRI à tous les utilisateurs du système :
Section "DRI"
Mode 0666
EndSection
134Chapitre 32. Installer le serveur graphique
FIN...
Une fois que le fichier de configuration est au point, vous n’avez plus qu’à enregistrer les changements et à relancer le
serveur X.
Manipulations de base
Zapper entre les consoles et le serveur graphique
• Pour passer du serveur graphique à la console numéro X, utilisez la combinaison de touches Ctrl-Alt-FX.
• Pour passer de la console X à la console Y, utilisez la combinaison habituelle Alt-FY.
• Pour revenir sur le serveur graphique, utilisez la combinaison de touches Alt-F7.
Changer de résolution en live
Quand le serveur X se lance, il génère une liste de résolutions valides (i.e. supportées par l’écran) à partir du paramètre
Modes de la sous-section active de la section Screen du fichier de configuration. Sous X, vous pouvez changer de
résolution sans redémarrer le serveur graphique en utilisant les combinaisons de touches suivantes :
• Ctrl-Alt- + (du pavé numérique) pour passer à la résolution suivante dans la liste,
• Ctrl-Alt- - (du pavé numérique) pour revenir à la résolution précédente.
135Chapitre 33. Le bureau Gnome
Gnome (http://www.gnome.org) est un grand projet ayant pour but de construire un environnement graphique complet,
facile à utiliser et entièrement libre. Il est né à l’initiative de la Free Software Foundation (http://www.fsf.org/) (FSF) en
réaction au projet KDE (http://www.kde.org) dont la licence du Toolkit graphique (QT
(http://www.trolltech.com/products/qt/)) n’était à l’époque pas libre au sens de la FSF. Gnome est à la fois un bureau et un
ensemble d’applications qui partagent le même toolkit graphique et donc le même look au niveau de l’interface. Sawfish
(http://sawmill.sourceforge.net/) est le gestionnaire de fenêtre ; nous l’avons choisi pour sa stabilité et sa bonne intégration
à Gnome.
Personnaliser son bureau
Personnaliser Sawfish
Méthode Woody
En Woody, la configuration de Sawfish se fait dans le Centre de contrôle Gnome, accessible en cliquant sur l’icône
représentant une boîte à outils dans la barre du bas.
Figure 33-1. Centre de contrôle Gnome 1.4
Méthode Sid
En Sid, le plus pratique pour configurer Sawfish est de lançer le programme sawfish-ui. Pour cela, cliquez sur Action puis
Lancer un programme et tapez sawfish-ui puis cliquez sur Lancer.
136Chapitre 33. Le bureau Gnome
Figure 33-2. Lancer sawfish-ui
Le programme de configuration de Sawfish apparaît alors :
Figure 33-3. Programme de configuration de Sawfish
La configuration de Sawfish
En vous baladant dans les différents menus ou onglets, vous pouvez notamment configurer les paramètres suivants :
• le thème, i.e. l’apparence des fenêtres (celui qui apparaît dans les screenshots est microGUI),
• le nombre de bureaux dont vous voulez disposer. Le concept de bureau est quelque-chose inconnu des utilisateurs de
Windows, qui ne peuvent avoir qu’un seul bureau. Les utilisateurs de Linux ont la possibilité d’avoir plusieurs bureaux,
et de passer de l’un à l’autre très simplement. Un bureau est une sorte d’écran virtuel, et un seul bureau n’est affiché à la
fois. Vous verrez, c’est très pratique...
• le comportement du focus, c’est à dire quelles sont les règles pour le changement de focus des fenêtres,
• les raccourcis clavier (pour passer facilement d’un bureau à l’autre par exemple...)
137Chapitre 33. Le bureau Gnome
Personnaliser Gnome
Méthode Woody
En Woody, la configuration de Gnome se fait dans le centre de contrôle Gnome, comme pour Sawfish. Si vous voulez
pouvoir changer le thème présent par défaut qui s’appliquera à Gnome et à toutes les applications ayant une interface
Gnome, installez en plus les packages contenant les thèmes : ceux sont les packages dont le nom commence par
gtk-engines. Mon thème préféré est Crux, contenu dans le package gtk-engines-eazel.
Méthode Sid
En Sid, la configuration de Gnome se fait dans le menu Applications / Préférences de Bureau. Si vous voulez pouvoir
changer le thème qui s’appliquera à Gnome 2 et à toutes les applications ayant une interface Gnome 2, installez en plus les
packages contenant les thèmes Gnome 2 : ceux sont les packages dont le nom commence par gtk2-engines. Mon thème
préféré est Crux, contenu dans le package gtk2-engines-crux. Un des plus beau thèmes est SphereCrystal, contenu dans le
package gtk2-engines-spherecrystal : il impressionne avec ses icônes vectoriels, mais il est très gourmand en ressources...
La configuration de Gnome
Vous pouvez choisir votre fond d’écran, les thèmes, et régler divers paramètres. En ce qui concerne l’économiseur d’écran,
nous verrons ça plus tard dans le chapitre L’économiseur d’écran.
Tout le reste se configure par clic droit sur les deux tableaux de bord Gnome, qui sont les deux barres affichées aux
extrémités supérieures et inférieures de l’écran (vous n’êtes pas obligé de conserver les deux). Vous pouvez les
personnaliser à votre goût, c’est très facile.
Par exemple, si vous avez un portable et que vous voulez avoir un indicateur de charge de la batterie dans un tableau de
bord, faites un clic droit à un endroit vide du tableau de bord et :
• en Woody, sélectionnez Tableau de bord / Ajouter au tableau de bord / Applets / Moniteurs / Moniteur de charge de la
batterie ;
• en Sid, sélectionnez Ajouter au tableau de bord / Utilitaire / Moniteur de charge de la batterie.
Utiliser Gnome
Là encore, je ne vais pas faire de grands discours : promenez votre souris un peu partout et vous découvrirez par
vous-même. Vous retrouverez un menu comme sous Windows, où la patte d’ours de Gnome remplace le bouton Windows.
Figure 33-4. La patte Gnome
Utiliser le gestionnaire de fichier Nautilus
Le gestionnaire de fichier de Gnome s’appelle Nautilus. Pour le lancer :
• en Woody, cliquez sur la patte Gnome, puis sur Programmes, Applications et enfin Nautilus ;
• en Sid, cliquez sur Applications, puis sur Répertoire Maison.
Vous avez alors un beau gestionnaire de fichiers comme ci-dessous.
138Chapitre 33. Le bureau Gnome
Figure 33-5. Nautilus
Fermer le serveur graphique
Pour fermer Gnome et le serveur graphique :
• en Woody, cliquez sur la patte Gnome, puis sur Clore la session ;
• en Sid, cliquez sur Action, puis sur Clore la session.
139Chapitre 34. Les bases de Linux en mode graphique
Dans ce chapitre, vous allez apprendre à taper des commandes en mode graphique, à lancer des applications graphiques, à
faire du copier-coller sous X et enfin à tuer des applications graphiques.
Un terminal sous X
La première chose à faire est de pouvoir taper des commandes sous X. Pour avoir une console sous X, nous vous
proposons d’utiliser xterm :
# apt-get install xterm
Créez un icone pour xterm en faisant un clic-droit sur le Panel Gnome, puis en sélectionnant successivement :
• en Woody : Tableau de bord / Ajouter au tableau de bord / Lanceur... ;
• en Sid : Ajouter au tableau de bord / Lanceur....
Rentrez alors dans le champ Commande la commande qui correspond à l’application que vous voulez utiliser avec les
options éventuelles. Dans le cas de xterm, rentrez la commande suivante :
xterm -bg black -fg white -geometry 80x38 -sl 2000
Choisissez un icône dans la liste et validez.
Figure 34-1. Créer un icone
Vous pouvez alors lancer un Terminal sous X en cliquant sur l’icône que vous avez créé !
140Chapitre 34. Les bases de Linux en mode graphique
Figure 34-2. xterm
Faire du copier-coller sous X
Vous pouvez très facilement faire du copier-coller sous X au sein d’une même application ou d’une application à une autre
; tout est géré par le serveur graphique :
1. sélectionnez du texte avec le bouton gauche de votre souris,
2. placez le curseur là où vous voulez coller le texte,
3. collez le texte en cliquant sur le troisième bouton de votre souris ou, si votre souris n’a que deux boutons, en cliquant
sur le bouton gauche et le bouton droit en même temps (il faut alors que vous ayez activé l’option Emulate3Buttons
dans le fichier de configuration de votre serveur graphique).
Lancer et tuer une application graphique
Quatre possibilités pour lancer une application graphique
Utiliser le menu Gnome
Cliquez sur la patte Gnome et un menu s’ouvre, comme quand vous cliquez sur Démarrer sous Windows. Vous pouvez
alors chercher l’application graphique dans les sous-menus (toutes les applications graphiques y sont ajoutées
automatiquement lors de leur installation).
Figure 34-3. Patte Gnome
141Chapitre 34. Les bases de Linux en mode graphique
Créer un icône
C’est ce que l’on a fait au début du chapitre pour xterm... donc vous savez le faire !
Utiliser le lanceur Gnome
• en Woody, cliquez sur la patte Gnome et sélectionnez Lancer... et cliquez éventuellement sur Avançé.
• en Sid, cliquez sur Actions puis Lancer un programme.
Ensuite, tapez la commande correspondant à l’application avec les options éventuelles. Par exemple, pour lancer le
programme xlogo :
Figure 34-4. Le lanceur Gnome
Lancer depuis un terminal
Vous pouvez également lancer une application graphique depuis un xterm. Pour cela, tapez au prompt d’un xterm la
commande avec ses options suivie du caractère & qui permet de détacher le programme du xterm. Par exemple, pour lancer
le programme xlogo :
Figure 34-5. Lancer depuis xterm
Cette méthode permet de lancer facilement une application graphique en root : il suffit de devenir root dans le xterm avec la
commande su avant de lancer le programme.
Note : La quasi-totalité des applications graphiques se lancent avec la commande qui porte leur nom !
142Chapitre 34. Les bases de Linux en mode graphique
Tuer une application graphique
Lancez le programme xkill grâce à une des méthodes citées précédemment (il n’apparaît pas dans le menu, la première
méthode ne marche donc pas). Vous avez alors un curseur de souris spécial avec lequel vous allez cliquer sur l’application
graphique que vous voulez tuer. Bien sûr, cette technique doit être utilisée que pour une application qui ne veut pas se
fermer normalement.
L’euro sous X
# apt-get install xfonts-base-transcoded xfonts-75dpi-transcoded xfonts-100dpi-transcoded
Créez un fichier /etc/X11/Xsession.d/60xmodmap contenant la ligne suivante :
/usr/bin/X11/xmodmap -e ’keycode 26 = e E currency’
Ensuite, éditez le fichier /etc/X11/app-defaults/XTerm et rajoutez à la fin du fichier la ligne suivante :
*font: -misc-fixed-medium-r-semicondensed-*-*-111-75-75-c-*-iso8859-15
Fermez votre session Gnome et redémarrez le serveur graphique avec la commande startx. Vous devriez alors avoir le
symbole euro ¤ dans votre xterm avec la combinaison des touches AltGr-e.
Vim sous X
Vous pouvez bien sûr utiliser vim dans un xterm... mais vous pouvez aussi utiliser la version graphique de vim :
# apt-get install vim-gtk
Il se lance avec la commande gvim.
143Chapitre 34. Les bases de Linux en mode graphique
Figure 34-6. Gvim
Vérifier que l’accélération matérielle 3D fonctionne
Si vous avez une carte graphique avec accélération matérielle 3D, vous pouvez vérifier que l’accélération matérielle
fonctionne :
• avec la commande glxinfo exécutée dans un xterm : les trois premières lignes doivent contenir :
name of display: :0.0
display: :0 screen: 0
direct rendering: Yes
S’il marque à la troisième ligne direct rendering: No, c’est que l’accélération matérielle 3D ne fonctionne pas.
• avec le programme glxgears exécuté dans un xterm :
144Chapitre 34. Les bases de Linux en mode graphique
Figure 34-7. glxgears
Les performances s’affichent alors dans le xterm. Pour vous donner un ordre de grandeur, on obtient environ 1100 FPS
(frames par seconde) avec une GeForce 1 DDR et les drivers propriétaires Nvidia et 550 FPS avec une ATI Radeon
Mobility 7500.
145Chapitre 35. Le Web, le mail et les news en mode
graphique
Nous arrivons enfin à la partie applicative de cette formation ! Le but de ce chapitre est de vous faire découvrir Mozilla
(http://www.mozilla.org), un logiciel qui va vous permettre de surfer et lire vos mails sous Linux en mode graphique !
Mozilla est une grand projet libre issu de la décision d’ouvrir le code source de Netscape, et il propose aujourd’hui un
navigateur, un lecteur de mail et de news libre et multi-plateforme (il fonctionne sous Linux, Windows et Mac OS X).
Installer Mozilla
Installer les packages
Méthode Woody
# apt-get install mozilla
Méthode Sid
# apt-get install mozilla mozilla-xft
Mettre Mozilla en français
Méthode Woody
Malheureusement, les packages de Mozilla présents dans la Woody ne permettent pas d’avoir directement Mozilla en
français. Il va donc falloir suivre une procédure pas très pratique... mais qui marche !
Commencez par lançer mozilla depuis un xterm dans lequel vous serez devenu root avec la commande su :
# mozilla
Le navigateur s’ouvre alors... Allez dans le menu Help puis About Mozilla et notez la version de Mozilla. Ensuite, allez
dans le menu Edit puis Preferences. Dans la boîte de dialogue des préférences, allez dans Appearence puis
Languages/Content. Vous voyez alors que seul le "language pack" English (US) est installé. Cliquez sur Download More
pour allez télécharger le package français pour Mozilla. Vous arrivez alors sur une page du projet Mozilla qui regroupe tous
les packages de langue dans un grand tableau :
• la première colonne correspond à la version de Mozilla : descendez dans la page jusqu’à trouver votre version de
Mozilla ;
• la deuxième colonne correspond à la langue : cherchez French ;
• la troisième colonne contient un lien intitulé mac/unix/win vers le package de langue : cliquez sur le lien. Ensuite,
autorisez l’installation du package en cliquant sur Install. Si tout s’est bien passé, vous obtenez deux messages
successifs qui disent que l’installation s’est terminée avec succès !
Fermez Mozilla et relançez-le en tant que simple utilisateur :
% mozilla
146Chapitre 35. Le Web, le mail et les news en mode graphique
Allez de nouveau dans les préférences (menu Edit / Preferences) dans Appearence puis Languages/Content : sélectionnez
Français (FR) dans la liste des Installed language packs, cliquez sur OK et quittez de nouveau Mozilla.
Au prochain lançement, Mozilla vous parlera français !
Méthode Sid
Installez le package contenant la traduction de Mozilla en français :
# apt-get install mozilla-locale-fr
Ensuite, ouvrez Mozilla, allez dans les préférences (menu Edit / Preferences) dans Appearence puis Languages/Content :
sélectionnez Français (FR) dans la liste des Installed language packs, cliquez sur OK et quittez Mozilla.
Au prochain lançement, Mozilla vous parlera français !
Figure 35-1. Le navigateur de Mozilla
Surfer avec Mozilla
Si vous devez passer par un Proxy pour aller sur Internet, retournez de nouveau dans les préférences : la configuration du
proxy se fait dans Avancées / Proxies.
Une des originalités du navigateur de Mozilla est la navigation par onglets : au lieu d’ouvrir plusieurs sites ou pages Web
dans plusieurs fenêtes différentes, vous pouvez les avoir dans la même fenêtre mais sous plusieurs onglets différents,
comme sur le screenshot précédent. Pour cela, il faut faire un clic droit sur le lien et sélectionner Ouvrir le lien dans un
nouvel onglet ; ou configurer dans les préférences qu’un clic sur un lien avec le bouton du milieu de la souris ouvre la page
dans un nouvel onglet (option à cocher dans Navigateur / Onglets). Pour fermer l’onglet courant, il faut cliquer sur la croix
qui se trouve tout à droite à la hauteur des onglets.
147Chapitre 35. Le Web, le mail et les news en mode graphique
Le mail et les news avec Mozilla
Mozilla comprend également un lecteur de mail (et de news) complet capable de faire du POP, de l’IMAP, et de trier les
mails automatiquement.
Pour lançer Mozilla Mail :
• depuis le navigateur, allez dans le menu Fenêtre / Mail & Newsgroups ou cliquez en bas à gauche sur l’icône
représentant une lettre ;
• ou utilisez la commande :
% mozilla -mail
Au premier lançement, un assistant se lance et vous propose de configurer un compte mail ou news. Pour changer la
configuration des comptes de mail et/ou de news ou rajouter de nouveaux comptes, allez dans le menu Edition / Mail &
Newsgroups Account Settings. La configuration du filtrage des messages se fait dans le menu Outils / Filtrer les messages.
Mozilla est facile à configurer et l’interface de la version Linux est identique à celle de la version Windows : je vous laisse
donc découvrir tout seul toutes ses capacités !
Figure 35-2. Le lecteur de mail de Mozilla
148Chapitre 35. Le Web, le mail et les news en mode graphique
Figure 35-3. Le lecteur de news de Mozilla
Un client FTP graphique
Installer gFTP
Le navigateur de Mozilla peut faire office de client FTP... mais vous préférerez probablement utiliser un client FTP dédié,
plus pratique à utiliser. Nous vous proposons d’installer gFTP :
# apt-get install gftp-gtk
Lancer gFTP
gFTP se lance avec la commande gftp, et son utilisation est exactement la même que pour les clients FTP graphiques de
d’autres O.S.
149Chapitre 35. Le Web, le mail et les news en mode graphique
Figure 35-4. gFTP
Note : gFTP fait aussi office de client SFTP, comme expliqué dans le chapitre L’accès à distance par SSH.
150Chapitre 36. La musique sous X
Nous vous proposons d’installer un équivalent de Winamp sous Linux, qui s’appelle Xmms (http://www.xmms.org/).
Comme Winamp, il sait lire des fichiers MP3, Ogg Vorbis, Wav, etc... ainsi que des CDs audio. Dans ce chapitre, vous
apprendrez également à encoder un CD audio en Ogg Vorbis avec Grip (http://nostatic.org/grip/).
Jouer de la musique avec Xmms
Installation
Installez le package xmms :
# apt-get install xmms
Utilisation
Xmms se lance grâce à la commande xmms. L’utilisation est similaire à celle de Winamp.
Figure 36-1. Xmms
Préférences
La configuration se fait en cliquant sur le bouton en haut à gauche. Pour afficher la play-list, il suffit de cliquer sur Editeur
de Liste de Lecture.
Pour le configurer de façon plus poussée, il faut aller dans Options / Préférences. Par exemple, pour faire de l’extraction
audio (i.e. CD -> wav) ou de la transformation MP3 -> wav, il suffit de sélectionner comme plug-in de sortie Plugin
Enregistreur Disque [libdisk_writer.so].
151Chapitre 36. La musique sous X
Figure 36-2. Préférences de xmms
Encoder un CD en Ogg Vorbis avec Grip
Pourquoi Ogg Vorbis et pas MP3 ?
Le format MP3 est malheureusement soumis à des brevets au niveau de l’encodage, ce qui rend illégal l’encodage MP3
sans le paiement de royalties. Le projet Ogg Vorbis (http://www.vorbis.com/) a donc développé un format de compression
audio ouvert et soumis à aucun brevet, ainsi que les outils nécessaires à la compression et à la décompression. Aujourd’hui,
le format Ogg Vorbis est plus efficace en terme de qualité pour une même compression que le format MP3 et devient de
plus en plus populaire (sous Windows, il est notamment lisible avec les versions récentes de Winamp) !
Installer Grip
Grip est un programme qui fait de l’extraction audio, assure la connexion à une CD database et s’interface avec des
encodeurs MP3 ou Ogg Vorbis ; il présente une belle interface graphique qui permet de configurer et d’utiliser le tout très
facilement.
Cordialement
L'équipe Parisdepannage.fr
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